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By: Choses à Savoir
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Choses à Savoir
Episodes
  • Environnement : quelles sont les vraies préoccupations des Français ?
    Apr 9 2026

    Source : SDES


    Le rapport des Français à l’environnement évolue, mais reste marqué par une inquiétude persistante. C’est ce que révèle la dernière enquête du Service des données et études statistiques, publiée fin mars. Si les priorités changent légèrement, le changement climatique demeure en tête des préoccupations en 2025, malgré un recul notable de 15 points depuis 2022.


    Derrière lui, d’autres enjeux progressent. Les catastrophes naturelles gagnent du terrain, tout comme la pollution de l’eau, qui atteint son niveau le plus élevé depuis plus d’une décennie. Une tendance qui traduit une sensibilité accrue aux impacts concrets de la dégradation environnementale. Car au quotidien, les préoccupations des Français sont souvent plus immédiates. La pollution de l’air et les nuisances sonores arrivent en tête des désagréments, avec des différences marquées entre zones urbaines et rurales. Le manque de transports est également pointé du doigt. À l’inverse, les risques technologiques, comme les accidents industriels, restent peu cités.


    Autre enseignement : une part importante de la population ne se sent pas directement concernée. Un quart des Français déclare ne subir aucune nuisance près de chez lui. Et en 2025, 25 % des personnes interrogées estiment ne pas être exposées à des risques naturels, en hausse par rapport à 2023. Les vagues de chaleur restent toutefois la principale inquiétude liée au climat, notamment après plusieurs épisodes de canicule. Mais paradoxalement, le sentiment d’exposition aux événements extrêmes recule légèrement. Même tendance pour la perception de la nature : 45 % des Français estiment qu’elle s’est dégradée près de chez eux, un chiffre en baisse, mais seuls 8 % jugent qu’elle s’améliore.


    Face à ces enjeux, les attentes se tournent d’abord vers les pouvoirs publics. Environ un Français sur deux considère que l’État doit agir en priorité. Les entreprises sont également mises à contribution, mais les ménages se sentent moins concernés. Dans le détail, la lutte contre le changement climatique reste centrale, mais la pollution de l’eau devient désormais la principale attente.

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    2 mins
  • Les émissions de CO2 en baisse de 27% en France ?
    Apr 8 2026

    Source : SDES


    C’est un signal encourageant pour la transition énergétique française. Selon les dernières données du Service des statistiques du ministère de la Transition écologique, les émissions de CO₂ liées à la consommation d’énergie ont reculé de 27 % entre 1990 et 2023 en France métropolitaine. Un résultat d’autant plus notable que, sur la même période, la population a augmenté de 17 % et l’activité économique, mesurée par le produit intérieur brut, a progressé de 40 %. Autrement dit, la France parvient progressivement à dissocier croissance et émissions.


    L’année 2024 confirme cette tendance. Les émissions liées à la combustion d’énergie ont encore diminué, de 2,3 %. Cette baisse concerne l’ensemble des secteurs, avec un rôle particulièrement important du système énergétique. Car l’un des piliers de cette trajectoire reste le mix énergétique français, largement dominé par le nucléaire. En 2024, la production d’énergie a bondi de près de 10 %, notamment grâce à la reprise des centrales nucléaires et à de bonnes conditions pour l’hydroélectricité, c’est-à-dire la production d’électricité à partir de l’eau, via des barrages ou des cours d’eau. Conséquence directe : le recours au gaz pour produire de l’électricité et de la chaleur a chuté de 32 % en un an. Moins de gaz, c’est moins d’émissions. Dans le même temps, la France a réduit sa dépendance énergétique extérieure.


    Les énergies renouvelables progressent également. L’éolien et le solaire continuent de se développer, et représentent désormais près de 16 % de la consommation primaire d’énergie. Sur le long terme, la part du pétrole a fortement reculé, passant de 50 % en 1990 à 38 % aujourd’hui, tandis que les renouvelables ont presque doublé. Mais tout n’est pas uniforme. Si l’industrie consomme un peu moins d’énergie, les secteurs résidentiel et tertiaire, autrement dit les logements et les services, sont en hausse. Et pour les ménages, la transition a un coût. Même si les prix de l’énergie ont légèrement baissé en 2024, ils restent bien supérieurs à leur niveau d’avant-crise. La fin progressive des aides publiques et la hausse de certaines taxes pèsent sur le pouvoir d’achat.

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    2 mins
  • Déchets nucléaires : le projet Cigéo coûtera finalement plus cher ?
    Apr 7 2026

    Le projet Cigéo, destiné à stocker les déchets nucléaires les plus dangereux en France, voit son coût nettement réévalué. Selon un arrêté publié au Journal officiel, l’enveloppe globale atteint désormais 33,36 milliards d’euros. Une hausse significative par rapport aux 25 milliards estimés en 2016. Cette nouvelle estimation repose sur les conditions économiques de janvier 2025. Elle reste toutefois dans la fourchette avancée récemment par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) qui pilote le projet. Celle-ci situait le coût total entre 26,1 et 37,5 milliards d’euros.


    Mais que couvre exactement cette somme ? Elle inclut l’ensemble du cycle de vie du site : la conception, la construction, l’exploitation… et même la fermeture. Un projet qui s’inscrit sur le très long terme, puisqu’il s’étend sur 151 ans à partir de 2016. Dans le détail, la phase de construction initiale est estimée à 9,74 milliards d’euros, tandis que la fiscalité associée représente environ 3,66 milliards. Cigéo, pour « centre industriel de stockage géologique », prévoit d’enfouir, à environ 500 mètres sous terre, les déchets nucléaires les plus radioactifs. On parle ici de déchets dits « de haute activité », mais aussi de « moyenne activité à vie longue ». Des catégories techniques qui désignent des substances à la fois très radioactives et dont la dangerosité persiste sur des milliers, voire des centaines de milliers d’années.


    Au total, ce sont environ 83 000 mètres cubes de déchets qui seraient stockés dans ce site souterrain. Le financement repose sur le principe du « pollueur-payeur ». Concrètement, ce sont les acteurs du nucléaire, EDF, Orano et le Commissariat à l’énergie atomique, qui doivent provisionner les sommes nécessaires pour couvrir ces coûts sur le long terme. Ce projet reste toutefois très controversé. Des associations locales et des organisations antinucléaires dénoncent depuis longtemps les incertitudes techniques et financières. Déjà en 2016, certains estimaient que le coût avait été sous-évalué. Aujourd’hui, cette nouvelle estimation doit servir de référence pour les industriels. Mais le projet n’est pas encore autorisé : l’Andra a déposé sa demande en 2023, et une décision n’est pas attendue avant 2027 ou 2028.

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