• “Les cœurs sont faits pour être brisés”, Tatiana de Rosnay tisse une histoire où se mêlent amour, amitié brisée et secrets enfouis.
    Apr 18 2026
    Avec “Les cœurs sont faits pour être brisés”, Tatiana de Rosnay tisse une histoire où se mêlent amour, amitié brisée et secrets enfouis. La mort d’une romancière célèbre et le mystérieux manuscrit qu’elle laisse derrière elle ravivent un passé oublié, où la fiction pourrait bien révéler une vérité longtemps dissimulée.

    Christine Calmeau nous présente “Les cœurs sont faits pour être brisés” de Tatiana de Rosnay, paru chez Albin Michel. Le roman s’ouvre sur la mort brutale de Marlo von Graf, célèbre romancière retrouvée noyée dans le lac d’Annecy. Contre toute attente, son dernier manuscrit est légué à Audrey, une ancienne amie devenue rivale depuis leurs années d’université.

    En lisant ce texte, qui raconte un triangle amoureux, Audrey est ramenée vingt-cinq ans en arrière, à l’époque où elle et Marlo travaillaient ensemble sur un projet autour de la mort d’Oscar Wilde à Paris. Peu à peu, la lecture fait ressurgir souvenirs, blessures et non-dits. Entre passé et présent, Audrey comprend que ce manuscrit pourrait révéler bien plus qu’une simple fiction.

    Tatiana de Rosnay signe un roman captivant sur le premier amour, la rivalité féminine et le pouvoir de la fiction, qui interroge aussi la frontière parfois floue entre la vie réelle et ce que les écrivains choisissent d’en raconter.
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  • “Ne jamais trembler”, Stephen King signe un thriller haletant
    Apr 11 2026
    Avec “Ne jamais trembler”, Stephen King signe un thriller haletant où l’on retrouve la détective Holly Gibney confrontée à deux menaces simultanées : un tueur obsédé par l’idée d’expiation et des extrémistes prêts à tout pour faire taire une militante féministe.

    Christine Calmeau nous présente “Ne jamais trembler” de Stephen King, publié chez Albin Michel. Dans ce nouveau thriller, on retrouve Holly Gibney, la détective privée aussi brillante qu’anxieuse, déjà bien connue des lecteurs de King.

    Tout commence lorsqu’une lettre inquiétante parvient à la police : son auteur annonce qu’il va tuer quatorze personnes, treize innocents et un coupable, dans un acte qu’il présente comme une expiation. Au même moment, Kate McKay, militante pour les droits des femmes, entame une tournée de conférences et devient la cible d’intégristes déterminés à la faire taire.

    Holly se retrouve alors au cœur de deux affaires dangereuses, entre la traque d’un tueur en série et la protection d’une femme menacée. Un thriller intense et politique, où Stephen King explore à la fois la violence, la morale et les fractures de l’Amérique contemporaine.
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  • Avec “Successions – l’argent, le sang et les larmes”, Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider lèvent le voile sur les grandes fortunes
    Apr 4 2026
    Avec “Successions – l’argent, le sang et les larmes”, Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider lèvent le voile sur un moment décisif de la vie des grandes fortunes françaises : la transmission du pouvoir.

    Christine Calmeau nous propose cette semaine “Successions – l’argent, le sang et les larmes” de Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider, publié au Livre de Poche. Dans cette enquête très documentée, les deux journalistes plongent dans les coulisses des grandes dynasties du capitalisme français — Arnault, Bettencourt, Bolloré, Bouygues, Lagardère, Pinault ou encore JCDecaux.

    Le livre s’intéresse à un moment crucial : celui de la transmission du pouvoir lorsque le fondateur d’un empire doit préparer sa succession ou disparaît. Derrière les grandes fortunes et les grandes entreprises se dévoilent alors des rivalités familiales, des questions de légitimité et parfois des conflits profonds entre héritiers.

    À travers ces histoires bien réelles, l’ouvrage montre que la succession n’est jamais uniquement une affaire d’argent : elle touche aussi aux relations familiales, aux ambitions et aux blessures anciennes. Une enquête passionnante qui se lit presque comme un roman.
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  • «Ici, tout le monde ment»: un thriller nordique de Johana Gustawsson et Thomas Enger où les apparences sont trompeuses
    Mar 28 2026
    Christine Calmeau nous présente le polar “Ici, tout le monde ment” de Johana Gustawsson et Thomas Enger, publié chez Calmann-Lévy Noir. Le roman met en scène Kari Voss, spécialiste du comportement et du langage corporel qui aide la police d’Oslo à détecter les mensonges. Mais Kari porte une blessure intime : la disparition inexpliquée de son fils, sept ans plus tôt.

    Lorsqu’on retrouve mortes deux adolescentes, Eva et Hedda, dans une maison de vacances au bord d’un fjord, l’affaire prend une dimension personnelle : les deux jeunes filles étaient les meilleures amies de son fils disparu. Un suspect est rapidement arrêté et avoue le crime, mais Kari doute. En observant les gestes, les regards et les silences, elle sent que quelque chose ne correspond pas.

    Convaincue qu’un lien existe avec la disparition de son fils, elle reprend l’enquête dans un environnement où chacun semble cacher une part de vérité. Un polar sombre et tendu, premier tome d’une série annoncée.

    Chronique 25:

    Avec “Successions – l’argent, le sang et les larmes”, Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider lèvent le voile sur un moment décisif de la vie des grandes fortunes françaises : la transmission du pouvoir.

    Christine Calmeau nous propose cette semaine “Successions – l’argent, le sang et les larmes” de Raphaëlle Bacqué et Vanessa Schneider, publié au Livre de Poche. Dans cette enquête très documentée, les deux journalistes plongent dans les coulisses des grandes dynasties du capitalisme français — Arnault, Bettencourt, Bolloré, Bouygues, Lagardère, Pinault ou encore JCDecaux.

    Le livre s’intéresse à un moment crucial : celui de la transmission du pouvoir lorsque le fondateur d’un empire doit préparer sa succession ou disparaît. Derrière les grandes fortunes et les grandes entreprises se dévoilent alors des rivalités familiales, des questions de légitimité et parfois des conflits profonds entre héritiers.

    À travers ces histoires bien réelles, l’ouvrage montre que la succession n’est jamais uniquement une affaire d’argent : elle touche aussi aux relations familiales, aux ambitions et aux blessures anciennes. Une enquête passionnante qui se lit presque comme un roman.
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  • «L’incident Helsinki» d’Anna Pitoniak : Espionnage, finance internationale et secrets familiaux
    Mar 22 2026
    Christine Calmeau nous présente le roman “L’incident Helsinki” d’Anna Pitoniak, publié chez Gallimard dans la collection Série Noire. L’histoire suit Amanda Cole, une agente de la CIA en poste à l’ambassade américaine de Rome. Sa mission bascule lorsqu’un officier russe affirme qu’un sénateur américain doit être assassiné par les services secrets russes. Peu après, ce sénateur meurt officiellement d’une crise cardiaque.

    Troublée, Amanda enquête et découvre des documents évoquant des manipulations financières orchestrées par Moscou… ainsi qu’un nom inattendu : celui de son propre père, également agent de la CIA. Elle se retrouve alors face à un doute vertigineux : son père pourrait-il être une taupe ?

    Le roman mêle espionnage, finance internationale et secrets familiaux, autour d’une question centrale : jusqu’où peut-on aller pour défendre son pays lorsque la vérité menace ceux qu’on aime ?
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  • «Finistère» d’Anne Berest : une traversée bouleversante de la mémoire familiale - Critique littéraire
    Mar 14 2026
    Comme chaque samedi, Socha retrouve Christine Calmeau, fidèle au rendez-vous pour partager son coup de cœur lecture de la semaine. Aujourd’hui, direction la Bretagne avec Finistère, le nouveau roman de Anne Berest, paru chez Albin Michel.

    Dès la rentrée littéraire de septembre, Christine avait été profondément touchée par ce texte, qui se lit comme une promenade en terre bretonne autant qu’une plongée dans la mémoire familiale. Finistère remonte le fil d’une lignée paternelle, à travers les générations, les souvenirs fragmentaires et les secrets enfouis, pour tenter de comprendre ce qui se transmet… même lorsque les mots ont manqué.

    Le récit s’ouvre au début du XXᵉ siècle, dans une Bretagne âpre, où la terre est rude et les hommes profondément attachés à leurs valeurs. Le point de départ, c’est Eugène, l’arrière-grand-père de l’autrice. Fondateur d’une coopérative agricole, il défend les paysans, lutte contre l’injustice, incarne une figure d’engagement et de résistance. Mais c’est aussi un homme réservé, presque distant, dont l’ombre traverse les générations.

    Et c’est là que le roman déploie toute sa richesse : Anne Berest ne s’arrête pas à un seul portrait. Elle fait vivre un arbre généalogique entier, avec ses branches solides, ses cassures, ses nœuds douloureux. La narration traverse un siècle d’Histoire — guerres, ruptures, choix politiques — mais aussi les silences familiaux, ceux qui pèsent parfois plus lourd que les paroles.

    Au cœur du livre se dessine un lien central : celui entre une fille et son père. Un père discret, pudique, presque insaisissable. Et une fille qui cherche à comprendre qui il est, qui il a été, à travers les traces laissées… ou précisément celles qui manquent. Une enquête intime, menée sans plainte ni nostalgie appuyée.

    Au contraire, Finistère est traversé par une grande tendresse, une pudeur constante. Anne Berest interroge ses origines avec délicatesse et rend un hommage discret mais bouleversant à ces figures masculines qui ont peu parlé, mais profondément marqué. Ce roman touche juste parce qu’il nous renvoie à nos propres héritages, à ces compréhensions tardives qui surgissent en avançant en âge, en devenant parent à son tour, ou lorsque le temps semble se resserrer.

    L’écriture, enfin, est à l’image du propos : élégante, fluide, sans fioriture. Anne Berest ne cherche jamais l’effet, seulement la justesse. Et c’est précisément ce qui rend cette lecture si belle, si sincère, si universelle.
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  • «Les fleuves du ciel d’Elif Shafak» : une odyssée poétique entre mémoire, eau et transmission - Critique littéraire
    Mar 7 2026
    Comme chaque samedi, Socha retrouve Christine Calmeau pour son coup de cœur lecture. Aujourd’hui, place à un roman foisonnant et profondément émouvant : Les fleuves du ciel, le dernier ouvrage de Elif Shafak, paru chez Flammarion.

    Écrivaine d’origine turque installée à Londres, Elif Shafak est reconnue pour ses récits ambitieux et sensibles, où se croisent histoire, identité et mémoire. Avec Les fleuves du ciel, elle compose une grande fresque intergénérationnelle, portée par un élément universel et vivant : l’eau. Trois destins, trois époques, trois trajectoires reliées par le cours imprévisible des fleuves.

    Le roman s’ouvre à Londres, en 1840. Arthur, jeune orphelin doté d’une mémoire prodigieuse, travaille comme apprenti dans une imprimerie. Tandis que la Tamise borde son quotidien, son imaginaire s’ouvre peu à peu vers un autre fleuve mythique, lointain et fascinant : le Tigre.

    Changement d’époque et de décor : nous voilà en 2014, en Turquie. Naryn, une petite fille yézidie, traverse avec sa grand-mère des terres meurtries longeant le Tigre. Leur espoir : atteindre la vallée sacrée de leur peuple afin que l’enfant y soit baptisée. Un voyage fragile, empreint de foi, de mémoire et de survie.

    Enfin, retour à Londres, à notre époque. Zaleekhah, hydrologue passionnée par la mémoire de l’eau, vient de s’installer sur une péniche après l’échec de son mariage. En quête de reconstruction, elle voit son existence bouleversée par la découverte d’un livre mystérieux, intimement lié à ses origines.

    Comment ces destins se rejoignent-ils ? Christine se garde bien de le révéler. Les fleuves du ciel est un roman qui se savoure lentement, mêlant histoire, géographie, poésie et spiritualité. Elif Shafak y célèbre l’eau qui coule, qui relie les êtres et les cultures, qui efface parfois, mais surtout qui conserve la mémoire des hommes. Une véritable odyssée poétique, confirmant Elif Shafak comme l’une des grandes conteuses de notre temps.

    On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau coup de cœur lecture.

    Fini les souffles fatigués des vieux magnétophones, Nostalgie+, c’est le meilleur des 60’s et des 70’s sans les imperfections d’hier.
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  • «Caledonian Road» d’Andrew O’Hagan : une fresque sociale magistrale dans le Londres contemporain - Critique littéraire
    Feb 14 2026
    Comme chaque samedi, Socha retrouve Christine Calmeau pour son coup de cœur lecture. Cette semaine, direction Londres, avec un roman ambitieux et foisonnant : Caledonian Road, signé par Andrew O’Hagan et publié chez Métailié.

    Auteur écossais majeur, plusieurs fois nommé au Booker Prize, Andrew O’Hagan est reconnu pour son regard d’une grande finesse sur la société contemporaine. Avec Caledonian Road, il compose une vaste fresque sociale, dense et lucide, qui ausculte les tensions, les contradictions et les illusions de notre temps.

    Nous sommes à Londres, en 2021. Campbell Flynn est historien de l’art, respecté et médiatique. Il vient de connaître un succès retentissant avec sa biographie de Vermeer. Né dans un quartier populaire de Glasgow, il a pourtant épousé une cousine de la famille royale. Progressiste convaincu, homme cultivé, Campbell pense avoir définitivement laissé derrière lui les menaces de son enfance.

    Erreur fatale. Car il ne voit pas non plus que le monde autour de lui est en train de basculer. Commence alors une lente et implacable descente aux enfers, à la fois personnelle et morale. Autour de lui gravitent une multitude de personnages : politiciens, artistes, activistes, migrants, profiteurs… Tous se croisent dans les artères de Londres, là où la richesse côtoie la précarité, où le capitalisme triomphant révèle aussi ses failles et son déclin.

    Christine se garde bien de dévoiler comment Campbell résistera — ou non — à cette année fulgurante. Ce que l’on peut dire, en revanche, c’est que Caledonian Road évoque un Dickens moderne, sans concessions, montrant comment l’argent, le pouvoir, la politique et les rêves individuels finissent par fissurer les existences. Près de 700 pages portées par un humour grinçant, une énergie constante et une satire sociale redoutablement efficace. Un roman dense, impossible à lâcher.

    On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle proposition de lecture.

    Fini les grésillements des vieux postes à lampes, Nostalgie+, c’est le meilleur des 60’s et des 70’s sans les désagréments de l’époque.
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